LES 3 STADES DE L'EVOLUTION DE LA MALADIE

 

Les malades d'Alzheimer ne souffrent pas tous des mêmes symptômes dans le même ordre, ni avec la même sévérité. Cependant, la pression de la maladie est généralement caractérisée par trois grands stades. Cette description, bien qu'elle ne soit pas exhaustive, permet aux soignants de connaître l'évolution générale de la maladie et de se préparer physiquement et psychologiquement.

 

Le premier stade

 

Le deuxième stade

 

Le troisième stade

 

Le premier stade

 

Il est caractérisé par des problèmes de mémoire modérés, comme l'oubli des noms et des numéros de téléphone. Cependant à cause de leur légèreté, ces problèmes ne sont pas remarqués immédiatement. Par embarras ou inquiétude, le malade peut essayer de masquer le problème aux autres. De même, les parents et les amis essaient peut être de relativiser l'importance du problème, en croyant que les pertes de mémoire sont une conséquence naturelle de l'âge. Toutefois, les problèmes de mémoire rencontrés par les jeunes malades d'Alzheimer risquent moins de passer inaperçus, particulièrement s'ils occupent un emploi qui nécessite une bonne mémoire.

 

Les problèmes de mémoire sont encore aggravés par des difficultés d'attention. Le malade d'Alzheimer peut avoir des difficultés à accomplir des tâches complexes et même à suivre le fil d'une conversation., ce qui dans un contexte professionnel ne passe pas inaperçu longtemps. Le patient a également du mal à trouver ses mots. Ainsi, bien que ces problèmes n'affectent généralement pas l'intérêt du patient pour la communication, il aura tendance à utiliser des mots plus simples et des phrases plus courtes.

 

L'orientation dans le temps n'est pas très affectée à ce stade, mais les malades ont du mal à s'orienter dans l'espace ( ils déambulent et se perdent même dans un environnement familier comme leur maison). Beaucoup développent des goûts étranges (vestimentaires par exemple) et préfèrent les couleurs vives. D'autres font preuve d'un manque de spontanéité et d'activité, et ont tendance à regarder fixement en étant visiblement incapables de changer la position des yeux.

 

Enfin, les patients commencent à avoir des difficultés d'abstraction. L'argent, par exemple, perd sa forme symbolique. Donc, des marchandises ou des services risquent d'être payés plusieurs fois. Ils ont des difficultés à associer des formes géométriques avec des objets réels, ils peuvent par exemple être incapable de reproduire un cube parce qu'il est trop abstrait.

 

Les problèmes susmentionnés sont plus ou moins remarqués en fonction d'un certain nombre de facteurs comme la profession du patient, sa famille, son style de vie et sa personnalité. Cette étape est extrêmement stressante pour le malade, puisqu'il est parfaitement conscient de son état.

 

Le deuxième stade.

La sévérité des symptômes oblige généralement les patients à quitter leur emploi et à arrêter de conduire. Ils deviennent donc plus dépendants des autres. Les problèmes de mémoire s'aggravent. Le souvenir des événements récents et lointains s'estompe, bien que ce soit le souvenir des événements lointains qui reste intact le plus longtemps. Ainsi, en voyant leurs petits-enfants, certains malades se rappellent des parents décédés, ce qui peut être dérangeant et faire croire qu'ils sont incapables de différencier les vivants des morts. A cause des pertes de mémoire, les malades risquent de croire que leurs parents et amis ne leur ont pas rendu visite depuis longtemps alors qu'ils viennent juste de partir. De plus, ils peuvent avoir du mal à reconnaître les membres de leur propre famille, le lien entre le visage et le nom ayant disparu.

Il est de plus en plus difficile pour les malades d'interpréter les stimuli (toucher, goût, vue et ouïe). Cela a des répercussions sur leur vie quotidienne sous forme de perte d'appétit, d'incapacité de lire et d'hallucinations visuelles et auditives. Un problème d'insomnie peut apparaître, puisque la distinction entre le jour et la nuit perd sa signification. Les malades ont tendance à dormir davantage la journée et moins la nuit. Les notions de temps et d'espace sont affectées.

Les activités quotidiennes comme la toilette et l'habillage deviennent impossible à accomplir seul à cause des pertes de mémoire, de la confusion et des difficultés à manipuler les objets. Les mouvements sont de plus en plus imprécis et désordonnés.

Les malades sont de moins en moins stables sur leurs pieds et peuvent avoir des accidents à cause de visions doubles. Ils peuvent devenir incontinents suite aux problèmes de mémoire et de communication, aux difficultés pratiques et à la détérioration cérébrale (les signaux n'étant plus enregistrés ou reconnus). De plus, ils souffrent de sautes d'humeur brusques et fréquentes. Ils peuvent se recroqueviller sur eux-mêmes et refuser l'aide. Ils peuvent devenir agités et agressifs ou marcher de long en large.

Les problèmes de langage s'aggravent. Les malades d'Alzheimer ont de plus en plus de mal à comprendre le langage parlé et écrit, ainsi qu'à parler et à écrire. Il est courant à ce stade qu'ils répètent constamment les mêmes mots ou la même phrase.

 

Le troisième stade.

 

Les malades souffrent de démence sévère. Les fonctions cognitives ont presque totalement disparues. Le patient perd la capacité de comprendre ou d'utiliser le langage et risque de répéter la fin des phrases sans comprendre le sens des mots. L'incontinence devient totale et le malade n'est plus capable de marcher, de s'asseoir, de sourire et d'avaler. Le patient est davantage exposé aux pneumonies. Une fois alité, il risque d'attraper des escarres si on ne le change pas de position régulièrement. Il devient raide, ne réagit plus aux stimuli et peut être agité et irritable. Une surveillance constante est clairement nécessaire à ce stade. Cependant, malgré la sévérité des symptômes, le patient réagit bien au toucher et aux voix familières et douces.

Document source : Site  CAPSENIOR.COM

 

 

 

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